Les Yeux de l’ouïe
Catégories de bénéficiaires : Personnes incarcérées
Âge des bénéficiaires : Jeunes adultes
Domaine du projet : Audiovisuel/presse/multimédia
Type de participation : Soutien financier, Mécénat de compétence
Territoires : Ile-de-France

Les Yeux de l'Ouie a pour objet de favoriser l’engagement des pratiques artistiques, de produire, diffuser, éditer et promouvoir des œuvres sonores et visuelles et développer des axes de recherches et des démarches d’apprentissage. La recherche d’utilité et d’implication sociales est un principe fondamental de l’association qui, au travers de ses actions, contribue à la lutte contre les exclusions et les inégalités sociales, économiques et culturelles.
 
Le projet
Il s’agit d’un atelier permanent d’éducation à l'image, de réflexion et de production audiovisuelle à destination du canal interne de la Maison d'Arrêt de Villepinte (93), destiné à de jeunes adultes incarcérés.
Les membres de l'atelier sont formés aux techniques de conception, de tournage et de montage dans des exigences professionnelles en faisant l'expérience de l'élaboration et de la tenue d'une ligne éditoriale. Ils explorent différentes écritures audiovisuelles qui se retrouvent à l'intérieur d'un magazine télévisuel intitulé "D'un moment à l'autre".
 
Les étapes du projet :
-    Lancement d'un cycle de réflexion sur la thématique du corps, point de départ des productions,
-    Production bi-hebdomadaire des magazines "D'un moment à l'autre" explorant les activités mises en place en détention et le rapport des personnes détenues à ces activités tout en donnant à voir le travail au quotidien de l'atelier autour de l'image et de l'acte de filmer le réel,
-    Projections tous les deux mois en salle polyvalente pour présenter le travail de l'atelier à la population carcérale dans son ensemble,
-    Réalisation pour chaque participant d'un travail personnel autour de la thématique du corps.
 
Le projet est mené en partenariat avec le festival Côté Court de Pantin (sur mai-juin) qui donnera lieu à une rencontre avec une réalisatrice et son travail ainsi qu’à un travail collectif de création à partir d'un des films de la sélection du festival, diffusé lors d'une projection spéciale au Ciné 104.
 
Objectifs :
-    Questionner différemment nos représentations du monde et déplacer les regards,
-    Former les personnes détenues aux écritures et aux outils audiovisuels,
-    Stimuler les personnes détenues sur les possibilités de s'investir dans un parcours pendant le temps de l'incarcération, mais aussi après la sortie,
-    Créer du lien et de la circulation entre le dedans et le dehors,
-    Transformer le temps de la peine en un temps de créativité, de réflexion et d'ouverture vers d'autres possibles.
 
Bénéficiaires :
La maison d'arrêt présente la particularité d'accueillir une population particulièrement jeune (trois-quarts des détenus ont moins de 30 ans) :
-  Les membres de l'atelier de production (10 à 12 sur l'année), en entrée-sortie permanente,
-  Les participants aux projections-rencontres (20 à 30 par projection/6 projections par an).
 
Calendrier :
-  Septembre à novembre 2017: mise en place des ateliers et recrutement des membres,
-  Décembre: démarrage des réflexions autour du corps et sur le magazine,
-  Janvier à juin 2018: production et diffusion de magazines réguliers, travail de programmation cinématographique sur la thématique du corps,
-  Janvier-février: collaboration avec le festival Côté Court,
-  Mars-avril: aboutissement des travaux personnels de chaque participant sur la thématique du corps,
-  Mai-Juin : rencontre, réalisation d’un court-métrage et projection spéciale pendant le festival,
-  Juillet : diffusion sur le canal interne des courts-métrages du festival et réalisation d’un magazine spécial,
-  Septembre 2018: début de la phase de recrutement et démarrage d’un nouveau cycle.
 
La Fondation  soutient le projet en mécénat financier et en mécénat de compétences en permettant à deux collaborateurs de l’Université France Télévisions de transmettre leurs savoir-faire et expériences professionnelles sur les métiers de l’audiovisuel, tout particulièrement l’information, lors d’une présentation dans la maison d’arrêt.
 

Participation de la Fondation France Télévisions :

2018: 15 000 €